Archive de l’étiquette agriculture

Session de février 2017

Vote sur l’accord commercial avec le Canada (CETA) :

Mercredi 15 février a eu lieu le vote pour l’adoption de l’accord commercial avec le Canada, plus connu sous l’acronyme CETA. L’accord a été adopté à une large majorité, ouvrant la voie à son application partielle (comme c’est la norme pour ce type d’accord) en attendant la fin du processus de ratification par les États membres.

Beaucoup de fantasmes et de contre-vérités ont malheureusement circulé sur cet accord, véhiculés à la fois par une partie de la gauche et par l’extrême droite. C’est pourquoi j’ai tenu à baser mon vote sur des faits et des chiffres pour répondre à la question : l’accord est-il dans l’intérêt des citoyens français et européens ? J’en suis arrivé à la conclusion que oui.

En premier lieu, il s’agit d’un texte équilibré qui représente des opportunités importantes pour la croissance et l’emploi en Europe. Il ouvrira de nouveaux débouchés à nos PME (75% des 10 000 entreprises françaises exportatrices au Canada sont des PME) et les marchés publics canadiens seront davantage ouverts aux entreprises européennes. L’accord permet par ailleurs la reconnaissance des Indications Géographiques Protégées. À titre d’illustration, le CETA c’est la reconnaissance de 143 indications géographiques dont 42 exclusivement françaises (Roquefort, jambon de Bayonne, etc.) et la multiplication par deux du contingent de fromage vers le Canada.

Plus généralement, l’accord trouvé respecte les lignes rouges que nous avions tracées, que ce soit en matière de protection de nos services publics, d’accès aux marchés publics canadiens ou encore de protection du droit à légiférer.

En effet, malgré les épouvantails agités par la gauche et l’extrême droite :

– le CETA n’est pas une dérégulation aveugle mais au contraire la définition de règles communes avec un partenaire fiable et qui partage nos valeurs. Dans un monde de plus en plus incertain, cet accord renforce nos relations avec un allié sûr.

– le CETA n’est pas la porte ouverte aux OGM ou au bœuf aux hormones. Les denrées alimentaires importées du Canada devront respecter les normes européennes en matière sanitaire et environnementale et il est prévu explicitement que les OGM ne rentrent pas dans le cadre de l’accord. De la même manière, le CETA n’est pas le cheval de Troie des États Unis en Europe car il est applicable uniquement aux produits originaires du Canada (c’est à dire fabriqués au Canada et dont le contenu est d’origine canadienne dans une certaine proportion).

– enfin, le mécanisme de règlements des différends présente les garanties nécessaires d’impartialité et de transparence. Les États conservent bien évidemment le droit de règlementer souverainement sur leur territoire de manière intangible.

Si je me réjouis du feu vert donné par le Parlement, il ne s’agit pas pour autant d’un blanc-seing et je resterai vigilant sur les modalités concrètes d’application de l’accord, en particulier en matière agricole et concernant le secteur bovin. Dans un courrier adressé au Président de la Commission européenne, la délégation française du PPE a ainsi appelé à activer la clause de sauvegarde (qui permet de limiter les importations en cas de perturbation du marché) dès que nécessaire et à assurer des garanties de revenu aux producteurs européens en cas de chute des prix ou de distorsion du marché.

 

Allocution du Président de la République d’Autriche :

Mardi 14 février, j’ai assisté à l’allocution du nouveau Président autrichien, Alexander Van der Bellen, qui prononçait au Parlement européen son premier discours en dehors des frontières autrichiennes depuis son élection. Dans un contexte de montée de l’euroscepticisme, M. van der Bellen a été élu en décembre dernier face au candidat de l’extrême droite, ce qui conférait à son discours une portée toute particulière.

En comparant l’Union européenne à un arbre plus facile à détruire qu’à construire, le Président autrichien a rappelé à quel point elle est précieuse pour peser face aux puissances que sont la Chine ou les États-Unis mais aussi pour imposer nos règles aux grands groupes étrangers comme Google ou Apple.

 

 

 

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Session de décembre 2016

Remise du Prix Sakharov :

Le mardi 13 décembre, Nadia Mourad Bassi Taha et Lamiya Aji Bachar ont reçu le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit. Toutes deux sont issues de la communauté yézidie et ont survécu à l’esclavage sexuel auquel les avait soumises Daesh.

En les récompensant, c’est l’ensemble des minorités religieuses victimes des atrocités de Daesh que le Parlement a souhaité mettre en lumière. Depuis 2014, la communauté yézidie – qui réside principalement en Irak – a en effet été la cible d’un génocide perpétré par l’organisation terroriste.

A l’occasion de la remise du prix, les jeunes femmes ont appelé à ce que les responsables du génocide soient poursuivis devant la Cour pénale internationale.

Rapport sur la volatilité des prix dans les marchés agricoles :

Le mercredi 14 décembre, nous avons adopté le rapport porté par ma collègue Angélique Delahaye au sujet de la volatilité des prix sur les marchés agricoles. Les mesures proposées pour lutter contre l’instabilité et la volatilité des prix tournent autour de trois volets : renforcer la contractualisation entre les différents acteurs de la chaîne alimentaire, rendre les marchés plus transparents et améliorer la Politique agricole commune (PAC) pour garantir un revenu aux agriculteurs face à la volatilité des prix. Le rapport se penche enfin sur les mécanismes de gestion de crise que l’Europe doit impérativement rendre plus rapides et plus efficaces.

Ce texte intervient à point nommé alors que les réflexions sur l’avenir de la PAC s’accélèrent. Je salue cette initiative qui envoie un signal fort au monde agricole et qui fait des propositions concrètes pour améliorer la situation des agriculteurs en Europe.

Visite du Comice agricole du canton de Sablé-sur-Sarthe :

C’est avec un grand plaisir que j’ai accueilli au Parlement Européen de Strasbourg le Conseil d’administration du comice agricole du canton de Sablé-sur-Sarthe.

Cette visite a été l’occasion d’aborder la question de la politique agricole européenne mais également d’échanger sur mon expérience de Député européen et sur le fonctionnement des institutions européennes.

 

Visitors group Marc JOULAUD

 

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Crise agricole : l’État ne doit pas fuir ses responsabilités !

Avec mes collègues Républicains du Parlement européen, nous avons adressé ce 10 février une lettre au Président de la République pour que l’État prenne enfin ses responsabilités dans la crise agricole que nous traversons. Nous y appelons le gouvernement à engager des réformes de structure au lieu de se défausser sur « l’Europe » pour cacher ses propres errements. Cette stratégie est d’autant plus hypocrite que le siège français n’est qu’imparfaitement occupé au Conseil des ministres à Bruxelles depuis trois ans, ce qui a contribué à isoler la France au niveau européen.

La situation de l’agriculture française appelle une véritable prise de responsabilité gouvernementale et des réformes structurelles, notamment par une baisse des charges sociales et fiscales qui pèsent sur les agriculteurs français.

La France est un acteur majeur de l’agriculture européenne, il est grand temps que le gouvernement le réalise et agisse en conséquence.

Ce sont des actes et non plus des effets d’annonce que les français attendent !

 

Lettre ouverte au Président de la République relative à la crise agricole

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