Archive de l’étiquette Brexit

Session de mai 2017

 

Intervention du Secrétaire général des Nations unies.

Mercredi 17 mai, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est exprimé devant le Parlement européen. Il a rappelé le rôle de l’Europe dans un monde où les conflits se multiplient, analyse que je partage en particulier compte-tenu de la situation des conflits en Syrie, en Libye et au Yémen et sur lesquels l’Europe doit avancer de manière unie pour contribuer à un règlement politique.

Le Secrétaire général a également souligné l’engagement historique de l’Union européenne en faveur du multilatéralisme, qui fait de l’Europe l’un des bailleurs de fonds les plus important au monde en matière de développement et de coopération pour la paix et la sécurité.

 

Marché unique du numérique

Cette session plénière a été marquée par l’adoption, jeudi 18 mai, de deux textes en faveur du marché unique numérique. Ce grand chantier européen a pour objectif d’améliorer pour les citoyens l’accès aux biens et services numériques, notamment en éliminant les obstacles injustifiés aux activités en ligne.

Le règlement sur la portabilité permettra aux européens d’accéder pendant leurs déplacements en Europe aux services comme Netflix ou Spotify auxquels ils sont abonnés et ce comme s’ils étaient chez eux. Ce texte permet de répondre à une demande légitime des consommateurs sans pour autant menacer les mécanismes de licences territoriales, qui sont vitales pour le financement de la culture.

Le second texte adopté porte sur la révision de la directive sur les médias audiovisuels. À travers ce rapport, le Parlement défend un renforcement du modèle audiovisuel européen et une plus grande responsabilisation des plateformes. Aujourd’hui, la consommation de contenu audiovisuel se fait aussi bien à la télévision que sur internet, il était donc nécessaire de revoir et rapprocher les règles applicables. Qu’il s’agisse de l’encadrement de la publicité, de la mise en place de quota d’œuvres européennes, de la lutte contre les contenus haineux ou de la protection des mineurs, nous avons défendu les fondements du modèle européen, basé sur la protection des consommateurs et la promotion de la diversité culturelle.

 

Rapport sur la place des instruments financiers dans les fonds européens de la politique régionale

Jeudi 18 mai, j’ai apporté mon soutien au rapport sur la place des instruments financiers dans les fonds structurels européens. Par « instruments financiers », on désigne des mécanismes d’aides remboursables, tels que les garanties ou les prêts, par opposition aux subventions « classiques ». Il s’agit ainsi de provoquer un effet de levier pour mobiliser les fonds privés, selon la même logique que le plan d’investissement Juncker.

Le rapport adopté en plénière reprend les points que j’ai défendus dans ce dossier : sans afficher d’opposition de principe aux instruments financiers, il souligne que les règles doivent être profondément simplifiées afin de rendre ces instruments plus attractifs. Le rapport souligne également que les instruments financiers doivent être utilisés dès lors qu’ils ont une valeur ajoutée mais qu’ils ne sont pas une fin en soi et n’ont pas vocation à se substituer aux subventions. En effet, dans de nombreux secteurs comme la lutte contre la pauvreté ou le financement de certaines infrastructures, les subventions demeurent l’outil le plus approprié.

Pour permettre aux régions qui gèrent les fonds européens de déterminer librement les modalités d’intervention les plus appropriées au regard du contexte régional, j’ai par ailleurs fait intégrer dans le rapport l’opposition du Parlement à des objectifs chiffrés et contraignants en matière d’utilisation de ces instruments.

Enfin, mon amendement selon lequel les succès des instruments financiers dépend de facteurs multiples et qu’aucune conclusion ne peut être tirée sur la base d’un critère unique a également été repris. À mes yeux en effet, l’utilisation des instruments financiers doit se baser sur les secteurs qu’ils peuvent soutenir et non sur le niveau de développement des territoires.

 

Échange de vues avec Michel Barnier :

Mercredi 17 mai, Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, a participé à un échange de vues sur le Brexit avec les membres de mon groupe politique, le PPE. Cette réunion a été l’occasion pour Michel Barnier de faire un point sur le calendrier de futures négociations, et de rappeler les priorités de l’Union européenne : garantie des droits des citoyens européens, règlement financier du divorce et, une fois ces deux aspects réglés, préparation des relations futures. Suivant la bonne volonté et le réalisme des britanniques, ces négociations, qui s’annoncent difficiles, pourraient aboutir fin 2018 en vue d’une adoption formelle début 2019.

EPP Group

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite d’étudiants de l’Université du Maine :

C’est avec un grand plaisir que j’ai accueilli mercredi 17 mai à Strasbourg un groupe d’étudiants de l’Université du Maine. Cette visite a été l’occasion d’échanger sur mon expérience de Député européen et sur le fonctionnement des institutions européennes.

 

Visitors group Marc JOULAUD

Visitors group Marc JOULAUD

 

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Session d’avril 2017

Résolution sur le Brexit :

Mercredi 5 avril, le Parlement européen a adopté à une très large majorité une résolution exprimant sa position en vue des négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le « Brexit ».

La position du Parlement européen vise avant tout à défendre les intérêts des citoyens, sans entrer dans une logique de punition ou de confrontation avec le Royaume-Uni, mais en faisant preuve de fermeté.

De fait, la résolution souligne la nécessité de déterminer les termes du divorce avant qu’un accord commercial ne soit discuté. C’est une relation pragmatique et réaliste qui doit prévaloir dans ces négociations et le respect des lignes rouges est la condition sine qua non à toute poursuite des négociations avec Londres, qui devra également respecter ses engagements financiers vis à vis de l’Union.

Il n’y aura pas d’Europe à la carte pour les britanniques, et, à mes yeux, la sécurité de nos frontières et la préservation de notre marché doivent être au cœur de nos considérations.

Quelle que soit l’issue des négociations, le Brexit ne marquera pas la fin du projet européen. L’Union européenne n’est pas seulement un vaste marché unique mais également une communauté de destin déterminée à avancer ensemble dans l’intérêt des citoyens.

 

 

Allocution du Président allemand :

Le nouveau président allemand, Frank-Walter Steinmeier était présent au Parlement mardi 4 avril. Cette séance solennelle a été l’occasion d’entendre sa vision sur l’avenir de l’Europe.

Dans un plaidoyer mettant en garde contre les dangers du populisme, le Président allemand a appelé les États membres à « construire des ponts au-dessus des fossés qui se creusent sur le continent ». Au vu des nombreuses difficultés qui se dressent devant l’Union, il a rappelé que le projet européen n’a jamais été une promenade de santé mais que l’Europe s’en était toujours sortie par le haut. En rappelant l’exemple de l’Allemagne, profondément européenne, il a montré qu’il n’y avait aucune contradiction entre aimer son pays et être pleinement européen. Un message fort pour une Europe en proie au doute, quelques jours après la notification du Royaume-Uni de retrait de l’Union européenne.

 

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Session de mars 2017

Conclusions du Conseil et 60ème anniversaire du Traité de Rome :

Mercredi 15 mars, un débat s’est tenu sur le bilan du Conseil européen des 9-10 mars et l’anniversaire des 60 ans du traité de Rome, en présence du président du Conseil Donald Tusk et du Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Cet anniversaire ne doit pas nous conduire à fermer les yeux sur les difficultés que rencontre actuellement l’Union européenne, sur ses défauts et bien entendu sur l’évènement historique qu’est le Brexit. Mais nous ne devons pas pour autant céder à la facilité de croire que rejeter l’Europe, c’est avancer.

Face aux menaces qui nous entourent, plus que jamais l’Europe est nécessaire pour protéger ses citoyens, pour peser dans le commerce mondial ou encore pour garantir une monnaie stable. Pour répondre aux enjeux que sont la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le contrôle des frontières, le juste-échange ou encore la modernisation de la politique agricole commune, la question n’est pas de savoir s’il faut plus ou moins d’Europe, mais d’œuvrer pour une Europe plus simple, plus concrète et plus efficace.

Les négociations qui s’ouvrent avec le Royaume-Uni seront un véritable « test » pour l’unité européenne et il est de notre responsabilité de défendre nos intérêts avec calme et fermeté, tout en veillant à ce que le Royaume-Uni honore tous ses engagements. Si ce processus s’annonce long et difficile, le choc du Brexit peut à mon sens être salutaire s’il s’accompagne d’un véritable sursaut européen.

 

 

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Session de juillet 2016

Brexit

Mardi matin, un débat sur les conséquences du Brexit s’est tenu en présence de Jean-Claude Juncker. Ce débat faisait suite à l’adoption par le Parlement européen le 28 juin dernier d’une résolution sur le sujet et à laquelle j’ai apporté mon soutien. En partant du principe qu’il faut respecter le choix des citoyens britanniques et agir en conséquence, cette résolution préconise notamment que la clause de retrait de l’Union européenne soit invoquée au plus vite et que la procédure de divorce soit mise en œuvre rapidement. À mon sens, ce n’est qu’après le déclenchement de cette procédure que les négociations sur le nouveau statut du Royaume-Uni pourront être entamées. En attendant, j’estime que les représentants britanniques dans les institutions ne devraient plus être impliqués dans des législations européennes qui ne les concerneront plus. Enfin et surtout, je suis convaincu qu’à la suite du Brexit, l’Europe et les États qui la composent doivent rapidement se remettre en question, construire un nouveau projet politique européen, s’interroger sur son fonctionnement et recentrer l’Union sur ses priorités fondamentales. Sans cela, nous risquons un rejet complet des citoyens qui causera une épidémie de Brexit.

Création d’un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes

Mercredi, les Députés européens ont voté pour la création d’un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes. Ce nouveau corps européen – qui devrait être opérationnel début octobre et mobiliser jusqu’à 1500 hommes – constitue à mes yeux un élément clé de la réponse que doit apporter l’Union à la crise migratoire actuelle. Il remplacera l’agence Frontex et verra ses moyens ainsi que l’éventail de ses missions renforcés. Parmi ces missions figurent en particulier le contrôle aux frontières extérieures de l’Union et le retour des migrants en situation irrégulière. La création de ce corps est l’élément qui manquait jusqu’ici à l’espace Schengen pour obtenir un équilibre entre la libre-circulation au sein de cet espace et la sécurisation de ses frontières extérieures.

Présidence slovaque du Conseil des Ministres de l’Union européenne

Mercredi matin, le Premier ministre slovaque Róbert Fico est venu présenter aux Députés les priorités de la Présidence slovaque du Conseil des ministres de l’UE. Chaque pays de l’Union européenne préside en effet à tour de rôle le Conseil de l’Union européenne pour une période de 6 mois et c’est la Slovaquie qui assurera cette fonction jusqu’au 31 décembre 2016.
Dans le contexte que nous connaissons, M. Fico a assuré aux Députés qu’il mettrait tout en œuvre pour que l’UE produise des résultats tangibles, afin de regagner la confiance des citoyens et de lutter contre la montée du populisme.

Protection des lanceurs d’alerte

Suite à la récente condamnation des lanceurs d’alerte de « Luxleaks » par un tribunal luxembourgeois, un débat sur la protection des lanceurs d’alerte était organisé mercredi matin au Parlement européen. Bien que la nouvelle directive sur le « secret des affaires » ait déjà posé quelques bases pour la protection des lanceurs d’alerte, la nécessité d’avancer sur un texte législatif spécifique dédié à cette protection a de nouveau été défendue par le Parlement européen.

 

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Brexit : Le jour d’après

Le Royaume-Uni a voté hier à 51,9% en faveur du Brexit, consacrant son divorce avec l’Union européenne. Indépendamment de ce que l’on peut penser des conséquences de ce referendum, il nous appartient de respecter la volonté du peuple britannique.

Pour autant, ce vote n’était que la toute première étape et paradoxalement, la partie la plus facile. Le processus qui va mener au retrait effectif du Royaume-Uni va être long, compliqué et pose de nombreuses questions en raison de son caractère sans précédent.

Infographie : Les conséquences d’un Brexit

Le mot « Brexit » est sur toutes les lèvres alors que le réferendum britannique sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne se rapproche. Si la décision appartient aux seuls citoyens britanniques et aura le mérite de clarifier définitivement la position du royaume vis-à-vis de l’UE, les conséquences d’un éventuel Brexit seront massives, tant pour l’Union européenne que pour le Royaume-Uni. Même si les nationalistes anglais essayent de donner une interprétation romantique à un départ de l’UE, il serait illusoire de ne pas voir à quel point le Brexit est un pari risqué, surtout pour les britanniques, tant sur le plan économique que politique.

C’est pour cela que j’ai choisi de vous proposer cette infographie afin de visualiser quelques unes des conséquences qu’un Brexit aurait sur le Royaume-Uni. Récession économique, dissolution du royaume, dépendance vis-à-vis de l’UE, autant d’effets pervers qui pèseront sur les britanniques qui auront été séduits par la tentation isolationniste.

Je vous souhaite une bonne lecture.

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Session de février 2016

Politique régionale

Le Parlement européen a adopté deux résolutions concernant la politique régionale européenne. La première concerne le rôle des autorités locales et régionales dans la politique de cohésion. À l’heure où la gestion de l’essentiel des fonds européens a été confiée aux régions, le Parlement européen a ainsi tenu à rappeler l’importance d’associer les régions et les villes dès la préparation des programmes de financement, afin d’établir des priorités en phase avec les besoins du terrain.

La seconde résolution concerne les îles européennes et la nécessité d’apporter des réponses adaptées aux spécificités de ces territoires. Au même titre que les zones rurales, les îles sont en effet bien souvent confrontées à des problèmes de connectivité. Elles sont par ailleurs en première ligne face au changement climatique ou encore aux flux migratoires.

Brexit

Mercredi 3 février, le Conseil et la Commission européenne sont venus rendre compte devant le Parlement européen de l’état des discussions avec le Royaume-Uni en vue du referendum britannique sur son appartenance à l’Union. S’il appartiendra aux citoyens britanniques de décider de l’avenir de leur destinée européenne, le Premier ministre britannique, David Cameron, a présenté à ses partenaires européens un certain nombre de demandes susceptibles de favoriser un maintien du Royaume-Uni dans l’UE.

Si nous devons être ouverts à la négociation, il est tout aussi important pour l’UE et sa crédibilité de poser des lignes rouges claires. S’il serait préférable que le Royaume-Uni reste un membre de l’Union européenne, cela ne doit pas être à n’importe quel prix. À cet égard, le travail effectué par Donald Tusk pour trouver un compromis est à saluer, dans la mesure où il fournit une bonne base de négociation.

Je serai néanmoins très vigilant à ce que l’accord trouvé avec le Royaume-Uni n’aboutisse pas à son ingérence de facto dans les affaires de la zone euro, ou complique encore davantage les processus européens en donnant un veto disproportionné aux parlements nationaux.

Accès à la culture pour les aveugles et malvoyants

Le Parlement a adopté une résolution sur la ratification du traité de Marrakech, sur la base de pétitions reçues par le Parlement européen. Ce traité, dont l’Union européenne et la France sont signataires, a pour objectif de faciliter l’accès aux œuvres pour les personnes aveugles et malvoyantes. Je soutiens complètement la ratification de ce traité puisqu’aujourd’hui moins de 10% des œuvres dans le monde sont mises à disposition sous des formes accessibles pour les déficients visuels.

La traduction concrète du traité de Marrakech sera intégrée cette année lors de la révision du cadre européen sur le droit européen, par l’introduction d’une exception obligatoire au droit d’auteur pour la mise à disposition des œuvres destinées aux personnes souffrant d’un handicap. La mise en place de cette exception est une revendication de longue date du Parlement européen.

Session de février 2016

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