Archive de l’étiquette Brexit

Session de Mars 2018

Position du Parlement sur le prochain CFP post 2020

Mercredi 14 mars, le Parlement européen a adopté deux rapports présentant sa position sur le cadre financier pluriannuel (CFP) de l’Union européenne après 2020. Les négociations qui vont s’ouvrir sont d’une importance capitale car elles détermineront les domaines d’actions prioritaires de l’Union et leur financement. Ainsi, afin de compenser les 10 milliards d’euros de pertes imposées par le départ du Royaume Uni et répondre aux nouveaux défis à relever (migration, sécurité, défense), le texte souligne que l’Union devra se doter d’un budget ambitieux et se doter de nouvelles ressources propres. Il faudra également porter une attention toute particulière aux politiques traditionnelles de l’UE, et notamment la politique de cohésion que je m’attache à défendre avec force et conviction dans le cadre de mes travaux. Enfin, de nombreuses politiques européennes ayant fait preuve de leur valeur ajoutée devront être renforcées comme par exemple le programme ERASMUS+, l’initiative pour l’emploi des jeunes et le soutien aux PME.

 

Futures relations avec le Royaume-Uni

Mercredi 14 mars, le Parlement européen a adopté une résolution commune qui détermine les bases des futures relations entre le Royaume-Uni et l’UE dans le cadre du Brexit. Une organisation en quatre piliers a été proposée autour des thèmes du commerce et des relations économiques, de la sécurité intérieure, de la coopération dans le domaine des affaires étrangères et de la défense, puis une coopération thématique, en matière de recherche et d’innovation. Enfin, les députés ont rappelé qu’en tant qu’État tiers s’affranchissant des règles du marché commun, le Royaume-Uni ne pourra bénéficier des avantages dont jouissent les États membres de l’UE.

Session de Février 2018

Future composition des institutions européennes.

Mercredi 7 février, le Parlement a approuvé des textes relatifs à la composition des institutions européennes après les élections de 2019. Ces textes, dans le contexte du départ du Royaume-Uni prévu pour 2019, posent la question de l’avenir des 73 sièges britanniques laissés vacants. 46 de ces sièges vont être « gardés en réserve », pour de potentiels nouveaux États membres ou pour de futurs ajustements démographiques, réduisant ainsi le nombre d’élus à 705 au lieu de 751. Les 27 sièges restant ont été répartis entre 14 pays de l’UE qui étaient jusque-là sous-représentés par rapport à leur population. La France devrait ainsi obtenir 5 sièges supplémentaires, passant à 79 sièges, ce dont je me félicite. Suite à l’expérience réussie des élections de 2014, le Parlement européen s’est engagé à refuser toute alternative au système du « Spitzenkandidat » qui, comme dans la majorité des démocraties européennes, veut que le Président de la Commission européenne soit le chef de file du groupe qui aura remporté les élections européennes, et non une personnalité désignée par les États membres, derrière des portes closes et en fonction de leurs petits arrangements. Enfin, le Parlement européen s’est prononcé à une large majorité contre les listes transnationales poussées par Emmanuel Macron. Même si elle peut être séduisante sur le papier, cette idée me semblait contraire à une vision de l’Europe proche et lisible pour les citoyens, sans compter l’extrême complexité de sa mise en œuvre. L’approbation finale étant soumise aux chefs d’États et de gouvernements, j’attends du Président de la République qu’il respecte la position de notre assemblée, et ce d’autant plus qu’elle est la première concernée par cette idée. Je me félicite du résultat de ces votes très importants pour l’avenir des institutions européennes et pour la confiance que les citoyens pourront placer en elles.

 

Interdiction du géoblocage

Mardi 6 février, le Parlement européen a soutenu la fin du blocage géographique et des autres formes de discrimination injustifiées pour les achats en ligne. Grâce à ce règlement, les consommateurs pourront désormais librement faire leurs achats en ligne, dans tous les pays de l’UE et sur n’importe quel site internet européen, sans que l’achat ne leur soit refusé ou soit redirigé sur un autre site en raison de leur nationalité ou de leur lieu d’achat. Les consommateurs européens bénéficieront ainsi des mêmes conditions de ventes et des mêmes prix, et pourront ainsi comparer librement les différentes offres disponibles. Seules certaines catégories de biens culturels (jeux vidéo, films, ebooks, etc.) resteront concernées par des mesures géographiques, celles-ci se justifiant par les moyens de financement spécifiques à ces œuvres. A l’heure où les achats en ligne transfrontaliers font l’objet d’une demande croissante, nous franchissons ainsi une étape significative vers un marché unique du numérique plus compétitif et plus intégré, ce dont je me félicite.

 

Résolution sur la Turquie

Le jeudi 8 février, le Parlement européen a de nouveau exprimé ses sérieuses préoccupations concernant la situation des droits de l’Homme, de la démocratie et de l’état de droit en Turquie. En effet, depuis le coup d’État manqué de juillet 2016 qui a abouti à la mise en place de l’état de l’urgence et des arrestations massives d’opposants, l’exécutif turc s’est livré à une restriction des libertés sans précédent. La résolution appelle donc la Turquie à lever l’état d’urgence, à abandonner les charges retenues contre le président d’Amnesty international en Turquie et à respecter la Convention européenne des droits de l’homme. De plus, elle dénonce la récente offensive turque dans la région d’Afrine en Syrie contrôlée par les Kurdes puis rappelle que les fonds perçus dans le cadre de l’instrument d’aide de préadhésion devraient être subordonnés à l’amélioration de la situation. Alors que les négociations d’adhésion du pays à l’UE sont déjà gelées et que M. Erdogan engage la Turquie de plus en plus vers un chemin opposé aux valeurs européennes, il serait temps de mettre fin à l’hypocrisie autour de l’adhésion de la Turquie à l’UE et de l’annuler une bonne fois pour toute.

 

Session de Décembre 2017

Prix Sakharov décerné à l’opposition démocratique au Vénézuela

Mercredi 13 décembre, le Président du Parlement européen, Antonio Tajani, a remis le prix Sakharov à l’opposition démocratique au Venezuela qui lutte contre les restrictions croissantes de l’État de droit dans le pays. Il s’agit d’un prix décerné chaque année aux personnes ayant apporté une contribution exceptionnelle à la lutte pour les droits de l’homme dans le monde. À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne, Julio Borges, a dédié ce prix aux 157 morts recensés dans les manifestions de l’opposition et a demandé la libération de 300 prisonniers politiques.

Règlement « câbles et satellites »

Le Parlement européen a adopté, mardi 12 décembre, le rapport Wölken sur le règlement câbles et satellites sur l’acquisition des licences de diffusion des programmes sous droit d’auteur (films, séries, programmes télévisés, matchs, etc.) pour certains services en ligne des radiodiffuseurs. Le Parlement a corrigé les errements de la Commission européenne, qui sacrifiait la production culturelle sur l’autel d’un consumérisme court-termiste. En sacrifiant sans raison (seuls 8% des européens souhaitent consommer du contenu diffusé à l’étranger) le modèle de financement des programmes audiovisuels, le texte proposé aurait abouti en réalité à une baisse du nombre de programmes, faute de financement, et à une augmentation des prix pour les consommateurs, pour lutter contre les abus. Le maintien par le Parlement du principe de territorialité au terme d’une rude bataille est une victoire majeure, dont je me félicite.

Rencontre avec Pierre Mosocovici

Le mardi 12 décembre, j’ai rencontré Pierre Moscovici, le Commissaire européen français en charge des affaires économiques et financières. Cet échange fut l’occasion de discuter de mon rapport sur l’avenir des fonds européens et des principaux enjeux de la politique régionale européenne après 2020. J’ai ainsi été conforté dans l’idée qu’il est possible et nécessaire de défendre une politique européenne simplifiée au profit des régions et mieux adaptée à leurs spécificités.

Rapport sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude fiscale

Mercredi 13 décembre, le Parlement européen a adopté son rapport concernant l’enquête sur le blanchiment de capitaux, l’évasion fiscale et la fraude fiscale. Proposant un total de 211 recommandations, ce rapport est le fruit du travail de la commission d’enquête PANA établie par le Parlement européen en juin 2016 suite aux révélations des Panama Papers. Parmi les principales propositions figurent la création d’un registre public, de nouvelles règles pour réguler les intermédiaires qui facilitent la planification fiscale agressive, une définition commune de la notion de « paradis fiscal », des instruments de soutien aux lanceurs d’alerte, des sanctions dissuasives et une commission d’enquête permanente suivant le modèle du Congrès américain.

Résolution sur l’état d’avancement des négociations sur le Brexit

Mercredi 13 décembre, le Parlement européen a approuvé à une large majorité l’accord conclu par les négociateurs de l’UE et du Royaume-Uni, permettant de passer à la seconde phase des négociations sur le Brexit, consacré aux futures relations, notamment commerciales. Si certaines préoccupations demeurent en matière de droits des citoyens et des engagements envers l’Irlande du Nord, les progrès accomplis sont encourageants et devraient permettre une sortie effective du Royaume-Uni pour mars 2019, sans pour autant menacer de manière disproportionnée les intérêts de l’Union.

Visite de l’Amicale Vildis

Mercredi 13 décembre, j’ai eu le plaisir d’accueillir à Strasbourg, lors de la session plénière du Parlement européen, un groupe de visiteurs originaire de Sablé-sur-Sarthe. Cette visite a été l’occasion d’échanger sur mon expérience de Député européen et sur le fonctionnement des institutions européennes.

 

 

Session d’Octobre I 2017

Création d’un parquet européen

Jeudi 5 octobre, j’ai voté en faveur de la création d’un parquet européen. Cet organisme indépendant, fruit de la coopération renforcée entre 20 États membres, aura pour mission de rechercher, poursuivre et de renvoyer en jugement les auteurs des infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union. Il s’agit d’une étape décisive pour lutter contre la fraude qui prive chaque année l’Union européenne de 500 millions à un milliard d’euros. Je souhaite à l’avenir que les États récalcitrants rejoignent cette initiative et que les compétences de ce parquet européen soient élargies à la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, pour une Europe qui protège mieux ses citoyens.

 

Négociations sur le Brexit

Mercredi 4 octobre, j’ai voté en faveur de la résolution du Parlement européen sur l’état des négociations sur le Brexit. Face au retard pris par les négociations de l’accord de retrait et les récentes déclarations de Theresa May demandant l’instauration d’une période de transition de deux ans, cette résolution fixe les recommandations du Parlement pour le sommet des chefs d’Etats de fin octobre. Cette résolution rappelle notamment que l’accord doit reprendre l’ensemble des droits dont bénéficient actuellement les citoyens, qu’une solution au cas de l’Irlande doit être avancée, et que le Royaume-Uni doit respecter pleinement les engagements financiers qu’il a pris en tant qu’État membre de l’UE. À travers ces lignes rouges, le Parlement, qui dispose d’un droit de veto sur l’accord final sur le Brexit, a réaffirmé son soutien à l’approche de la Commission et a donc recommandé de ne pas entamer la seconde phase des négociations à ce stade. Cette résolution a été adoptée à une très large majorité, ce dont je me félicite.

 

Résolution sur la conférence des Nations Unies de 2017 sur les changements climatiques

Le mercredi 4 octobre 2017, j’ai soutenu l’adoption d’une résolution concernant la COP 23 qui se tiendra en novembre prochain à Bonn, notamment pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord de Paris.

Le texte se félicite de la rapide entrée en vigueur de l’accord de Paris et aborde des questions comme la mise en œuvre des engagements, le rôle des acteurs non-étatiques ou encore la diplomatie climatique. De plus, la Commission et les États membres sont invités à présenter de nouveaux engagements de réduction d’émissions de gaz à effets de serres, les promesses actuelles n’étant pas suffisantes. Dans ce cadre, la Commission devra préparer, pour la COP24, une stratégie européenne visant atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle, et des engagements concrets en vue de fournir des sources supplémentaires de financement devront être pris. Le Parlement a également exprimé sa déception quant à l’intention de Donald Trump de retirer les États-Unis de l’accord de Paris. Enfin, l’approbation du Parlement européen étant indispensable pour conclure des accords internationaux, les députés ont demandé à ce que le Parlement fasse partie de la délégation de l’Union européenne qui sera présente à Bonn.

Pour toutes ces raisons, je me réjouis de l’adoption de cette résolution ambitieuse qui réaffirme le rôle de l’Union européenne comme leader mondial sur la lutte contre le changement climatique.

Session de mai 2017

 

Intervention du Secrétaire général des Nations unies.

Mercredi 17 mai, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, s’est exprimé devant le Parlement européen. Il a rappelé le rôle de l’Europe dans un monde où les conflits se multiplient, analyse que je partage en particulier compte-tenu de la situation des conflits en Syrie, en Libye et au Yémen et sur lesquels l’Europe doit avancer de manière unie pour contribuer à un règlement politique.

Le Secrétaire général a également souligné l’engagement historique de l’Union européenne en faveur du multilatéralisme, qui fait de l’Europe l’un des bailleurs de fonds les plus important au monde en matière de développement et de coopération pour la paix et la sécurité.

 

Marché unique du numérique

Cette session plénière a été marquée par l’adoption, jeudi 18 mai, de deux textes en faveur du marché unique numérique. Ce grand chantier européen a pour objectif d’améliorer pour les citoyens l’accès aux biens et services numériques, notamment en éliminant les obstacles injustifiés aux activités en ligne.

Le règlement sur la portabilité permettra aux européens d’accéder pendant leurs déplacements en Europe aux services comme Netflix ou Spotify auxquels ils sont abonnés et ce comme s’ils étaient chez eux. Ce texte permet de répondre à une demande légitime des consommateurs sans pour autant menacer les mécanismes de licences territoriales, qui sont vitales pour le financement de la culture.

Le second texte adopté porte sur la révision de la directive sur les médias audiovisuels. À travers ce rapport, le Parlement défend un renforcement du modèle audiovisuel européen et une plus grande responsabilisation des plateformes. Aujourd’hui, la consommation de contenu audiovisuel se fait aussi bien à la télévision que sur internet, il était donc nécessaire de revoir et rapprocher les règles applicables. Qu’il s’agisse de l’encadrement de la publicité, de la mise en place de quota d’œuvres européennes, de la lutte contre les contenus haineux ou de la protection des mineurs, nous avons défendu les fondements du modèle européen, basé sur la protection des consommateurs et la promotion de la diversité culturelle.

 

Rapport sur la place des instruments financiers dans les fonds européens de la politique régionale

Jeudi 18 mai, j’ai apporté mon soutien au rapport sur la place des instruments financiers dans les fonds structurels européens. Par « instruments financiers », on désigne des mécanismes d’aides remboursables, tels que les garanties ou les prêts, par opposition aux subventions « classiques ». Il s’agit ainsi de provoquer un effet de levier pour mobiliser les fonds privés, selon la même logique que le plan d’investissement Juncker.

Le rapport adopté en plénière reprend les points que j’ai défendus dans ce dossier : sans afficher d’opposition de principe aux instruments financiers, il souligne que les règles doivent être profondément simplifiées afin de rendre ces instruments plus attractifs. Le rapport souligne également que les instruments financiers doivent être utilisés dès lors qu’ils ont une valeur ajoutée mais qu’ils ne sont pas une fin en soi et n’ont pas vocation à se substituer aux subventions. En effet, dans de nombreux secteurs comme la lutte contre la pauvreté ou le financement de certaines infrastructures, les subventions demeurent l’outil le plus approprié.

Pour permettre aux régions qui gèrent les fonds européens de déterminer librement les modalités d’intervention les plus appropriées au regard du contexte régional, j’ai par ailleurs fait intégrer dans le rapport l’opposition du Parlement à des objectifs chiffrés et contraignants en matière d’utilisation de ces instruments.

Enfin, mon amendement selon lequel les succès des instruments financiers dépend de facteurs multiples et qu’aucune conclusion ne peut être tirée sur la base d’un critère unique a également été repris. À mes yeux en effet, l’utilisation des instruments financiers doit se baser sur les secteurs qu’ils peuvent soutenir et non sur le niveau de développement des territoires.

 

Échange de vues avec Michel Barnier :

Mercredi 17 mai, Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit, a participé à un échange de vues sur le Brexit avec les membres de mon groupe politique, le PPE. Cette réunion a été l’occasion pour Michel Barnier de faire un point sur le calendrier de futures négociations, et de rappeler les priorités de l’Union européenne : garantie des droits des citoyens européens, règlement financier du divorce et, une fois ces deux aspects réglés, préparation des relations futures. Suivant la bonne volonté et le réalisme des britanniques, ces négociations, qui s’annoncent difficiles, pourraient aboutir fin 2018 en vue d’une adoption formelle début 2019.

EPP Group

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite d’étudiants de l’Université du Maine :

C’est avec un grand plaisir que j’ai accueilli mercredi 17 mai à Strasbourg un groupe d’étudiants de l’Université du Maine. Cette visite a été l’occasion d’échanger sur mon expérience de Député européen et sur le fonctionnement des institutions européennes.

 

Visitors group Marc JOULAUD

Visitors group Marc JOULAUD

 

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Session d’avril 2017

Résolution sur le Brexit :

Mercredi 5 avril, le Parlement européen a adopté à une très large majorité une résolution exprimant sa position en vue des négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le « Brexit ».

La position du Parlement européen vise avant tout à défendre les intérêts des citoyens, sans entrer dans une logique de punition ou de confrontation avec le Royaume-Uni, mais en faisant preuve de fermeté.

De fait, la résolution souligne la nécessité de déterminer les termes du divorce avant qu’un accord commercial ne soit discuté. C’est une relation pragmatique et réaliste qui doit prévaloir dans ces négociations et le respect des lignes rouges est la condition sine qua non à toute poursuite des négociations avec Londres, qui devra également respecter ses engagements financiers vis à vis de l’Union.

Il n’y aura pas d’Europe à la carte pour les britanniques, et, à mes yeux, la sécurité de nos frontières et la préservation de notre marché doivent être au cœur de nos considérations.

Quelle que soit l’issue des négociations, le Brexit ne marquera pas la fin du projet européen. L’Union européenne n’est pas seulement un vaste marché unique mais également une communauté de destin déterminée à avancer ensemble dans l’intérêt des citoyens.

 

 

Allocution du Président allemand :

Le nouveau président allemand, Frank-Walter Steinmeier était présent au Parlement mardi 4 avril. Cette séance solennelle a été l’occasion d’entendre sa vision sur l’avenir de l’Europe.

Dans un plaidoyer mettant en garde contre les dangers du populisme, le Président allemand a appelé les États membres à « construire des ponts au-dessus des fossés qui se creusent sur le continent ». Au vu des nombreuses difficultés qui se dressent devant l’Union, il a rappelé que le projet européen n’a jamais été une promenade de santé mais que l’Europe s’en était toujours sortie par le haut. En rappelant l’exemple de l’Allemagne, profondément européenne, il a montré qu’il n’y avait aucune contradiction entre aimer son pays et être pleinement européen. Un message fort pour une Europe en proie au doute, quelques jours après la notification du Royaume-Uni de retrait de l’Union européenne.

 

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Session de mars 2017

Conclusions du Conseil et 60ème anniversaire du Traité de Rome :

Mercredi 15 mars, un débat s’est tenu sur le bilan du Conseil européen des 9-10 mars et l’anniversaire des 60 ans du traité de Rome, en présence du président du Conseil Donald Tusk et du Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Cet anniversaire ne doit pas nous conduire à fermer les yeux sur les difficultés que rencontre actuellement l’Union européenne, sur ses défauts et bien entendu sur l’évènement historique qu’est le Brexit. Mais nous ne devons pas pour autant céder à la facilité de croire que rejeter l’Europe, c’est avancer.

Face aux menaces qui nous entourent, plus que jamais l’Europe est nécessaire pour protéger ses citoyens, pour peser dans le commerce mondial ou encore pour garantir une monnaie stable. Pour répondre aux enjeux que sont la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le contrôle des frontières, le juste-échange ou encore la modernisation de la politique agricole commune, la question n’est pas de savoir s’il faut plus ou moins d’Europe, mais d’œuvrer pour une Europe plus simple, plus concrète et plus efficace.

Les négociations qui s’ouvrent avec le Royaume-Uni seront un véritable « test » pour l’unité européenne et il est de notre responsabilité de défendre nos intérêts avec calme et fermeté, tout en veillant à ce que le Royaume-Uni honore tous ses engagements. Si ce processus s’annonce long et difficile, le choc du Brexit peut à mon sens être salutaire s’il s’accompagne d’un véritable sursaut européen.

 

 

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Session de juillet 2016

Brexit

Mardi matin, un débat sur les conséquences du Brexit s’est tenu en présence de Jean-Claude Juncker. Ce débat faisait suite à l’adoption par le Parlement européen le 28 juin dernier d’une résolution sur le sujet et à laquelle j’ai apporté mon soutien. En partant du principe qu’il faut respecter le choix des citoyens britanniques et agir en conséquence, cette résolution préconise notamment que la clause de retrait de l’Union européenne soit invoquée au plus vite et que la procédure de divorce soit mise en œuvre rapidement. À mon sens, ce n’est qu’après le déclenchement de cette procédure que les négociations sur le nouveau statut du Royaume-Uni pourront être entamées. En attendant, j’estime que les représentants britanniques dans les institutions ne devraient plus être impliqués dans des législations européennes qui ne les concerneront plus. Enfin et surtout, je suis convaincu qu’à la suite du Brexit, l’Europe et les États qui la composent doivent rapidement se remettre en question, construire un nouveau projet politique européen, s’interroger sur son fonctionnement et recentrer l’Union sur ses priorités fondamentales. Sans cela, nous risquons un rejet complet des citoyens qui causera une épidémie de Brexit.

Création d’un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes

Mercredi, les Députés européens ont voté pour la création d’un corps européen de garde-frontières et de garde-côtes. Ce nouveau corps européen – qui devrait être opérationnel début octobre et mobiliser jusqu’à 1500 hommes – constitue à mes yeux un élément clé de la réponse que doit apporter l’Union à la crise migratoire actuelle. Il remplacera l’agence Frontex et verra ses moyens ainsi que l’éventail de ses missions renforcés. Parmi ces missions figurent en particulier le contrôle aux frontières extérieures de l’Union et le retour des migrants en situation irrégulière. La création de ce corps est l’élément qui manquait jusqu’ici à l’espace Schengen pour obtenir un équilibre entre la libre-circulation au sein de cet espace et la sécurisation de ses frontières extérieures.

Présidence slovaque du Conseil des Ministres de l’Union européenne

Mercredi matin, le Premier ministre slovaque Róbert Fico est venu présenter aux Députés les priorités de la Présidence slovaque du Conseil des ministres de l’UE. Chaque pays de l’Union européenne préside en effet à tour de rôle le Conseil de l’Union européenne pour une période de 6 mois et c’est la Slovaquie qui assurera cette fonction jusqu’au 31 décembre 2016.
Dans le contexte que nous connaissons, M. Fico a assuré aux Députés qu’il mettrait tout en œuvre pour que l’UE produise des résultats tangibles, afin de regagner la confiance des citoyens et de lutter contre la montée du populisme.

Protection des lanceurs d’alerte

Suite à la récente condamnation des lanceurs d’alerte de « Luxleaks » par un tribunal luxembourgeois, un débat sur la protection des lanceurs d’alerte était organisé mercredi matin au Parlement européen. Bien que la nouvelle directive sur le « secret des affaires » ait déjà posé quelques bases pour la protection des lanceurs d’alerte, la nécessité d’avancer sur un texte législatif spécifique dédié à cette protection a de nouveau été défendue par le Parlement européen.

 

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Brexit : Le jour d’après

Le Royaume-Uni a voté hier à 51,9% en faveur du Brexit, consacrant son divorce avec l’Union européenne. Indépendamment de ce que l’on peut penser des conséquences de ce referendum, il nous appartient de respecter la volonté du peuple britannique.

Pour autant, ce vote n’était que la toute première étape et paradoxalement, la partie la plus facile. Le processus qui va mener au retrait effectif du Royaume-Uni va être long, compliqué et pose de nombreuses questions en raison de son caractère sans précédent.

Infographie : Les conséquences d’un Brexit

Le mot « Brexit » est sur toutes les lèvres alors que le réferendum britannique sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne se rapproche. Si la décision appartient aux seuls citoyens britanniques et aura le mérite de clarifier définitivement la position du royaume vis-à-vis de l’UE, les conséquences d’un éventuel Brexit seront massives, tant pour l’Union européenne que pour le Royaume-Uni. Même si les nationalistes anglais essayent de donner une interprétation romantique à un départ de l’UE, il serait illusoire de ne pas voir à quel point le Brexit est un pari risqué, surtout pour les britanniques, tant sur le plan économique que politique.

C’est pour cela que j’ai choisi de vous proposer cette infographie afin de visualiser quelques unes des conséquences qu’un Brexit aurait sur le Royaume-Uni. Récession économique, dissolution du royaume, dépendance vis-à-vis de l’UE, autant d’effets pervers qui pèseront sur les britanniques qui auront été séduits par la tentation isolationniste.

Je vous souhaite une bonne lecture.

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