Archive de l’étiquette député européen

Session de Novembre 2017

Déclarations du Conseil et de la Commission – Paradise papers

Mardi 14 novembre s’est tenu un débat sur les Paradise Papers et la question de l’Europe fiscale. Face à la répétition des scandales de fraude et d’évasion fiscale, il est du devoir de l’Union d’agir afin de mettre fin aux pratiques inacceptables de montages fiscaux supprimant de fait tout impôt et de fournir un espace fiscal européen qui réduise la concurrence fiscale abusive à laquelle se livrent certains États membres.

À ce titre, je soutiens pleinement le projet d’impôt européen sur les sociétés car il est indispensable d’assurer tant l’égalité des contribuables au sein des États membres que la solidarité européenne.

Dans ce débat, le Commissaire européen à la Fiscalité Pierre Moscovici, a promis de « frapper au portefeuille les fraudeurs et paradis fiscaux ». Il a appelé les États membres à adopter dès décembre une liste noire des paradis fiscaux assortie de « sanctions dissuasives ». Il a également demandé que soit adoptée « dans les six prochains mois » une directive qui obligerait les banquiers, avocats et autres consultants à « déclarer au fisc » les schémas d’optimisation fiscale qu’ils proposent à leurs clients fortunés, sous peine de sanctions. Toutefois, l’unanimité étant requise au Conseil en matière d’optimisation fiscale, j’attends des Ministres qu’ils ne se cachent pas derrière cette règle et prennent les décisions qui s’imposent afin que les résultats soient enfin au rendez-vous.

 

Remise du prix LUX du cinéma

Mardi 14 novembre, le Président du Parlement européen Antonio Tajani a remis le 11e Prix LUX du cinéma, qui récompense les meilleurs films européen. Cette année, c’est le film suédois « Sámi Blood » sur l’histoire d’une jeune fille sami (ou laponne) qui, dans les années 1930, abandonne sa communauté mais est confrontée à l’intolérance de la société suédoise.

Les finalistes de ce Prix (dont le film français « 120 battements par minute ») seront sous-titrés dans toute l’Europe afin de participer à leur diffusion. En tant que membre de la commission Culture du Parlement européen, ce Prix est très important pour moi et participe à la mise en valeur de la diversité culturelle européenne.

 

Débats sur l’État de droit en Pologne

Jeudi 16 novembre, le Parlement européen a organisé un débat sur l’État de droit en Pologne. En effet, la situation en matière de séparation des pouvoirs, d’indépendance du système judiciaire et de droits fondamentaux présente un « risque manifeste de violation grave » des valeurs européennes. La résolution adoptée à l’issue des discussions exhorte ainsi la Pologne à renoncer aux nouvelles lois qui remettent en cause l’indépendance du système judiciaire, à appliquer les recommandations de la Commission européenne, à condamner la marche xénophobe de Varsovie du 11 novembre dernier puis à respecter le droit de réunion et les droits des femmes. Enfin, le Parlement a décidé de franchir un pas significatif en invitant la Commission LIBE à lancer la procédure de l’article 7 de l’UE, pouvant aboutir à la suspension des droits de vote de la Pologne au Conseil de l’UE.

 

Visite au Parlement européen de Laurent Wauquiez et de Nathalie Loiseau, Ministre des affaires européenne

Mardi 14 novembre 2017, la délégation française du PPE a reçu à Strasbourg la Ministre des affaires européennes, Mme Nathalie Loiseau. Cela a été l’occasion d’échanger sur les priorités françaises en Europe, mais également de faire remonter nos propres priorités, et divergences, en lien avec nos travaux parlementaires et les élections européennes de 2019.

Jeudi 16 novembre, le candidat à la présidence des Républicains, Laurent Wauquiez, a rencontré les parlementaires français du PPE pour échanger sur sa vision européenne. Un débat riche qui se poursuivra en 2018 dans notre famille politique avec un objectif ambitieux : réconcilier l’Europe de Jean Monnet et celle de Philippe Séguin. Je me réjouis de cette visite de Laurent Wauquiez, dont je soutiens la candidature, qui témoigne de son intérêt et de sa volonté à faire avancer l’Europe.

 

Session d’Octobre II 2017

Hommage à la journaliste maltaise assassinée

Le 24 octobre, le Parlement a débattu de la liberté de la presse et de la protection des journalistes, après le meurtre de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, connue pour avoir révélé des scandales de corruption à Malte. Plus tôt dans la journée, nous avons observé une minute de silence en présence de sa famille. Le groupe PPE a alors demandé à la Commission européenne de garantir une enquête judiciaire indépendante afin que les responsables soient condamnés. La justice doit être rendue et les valeurs démocratiques chères à l’Union européenne défendues.

 

Harcèlement sexuel

Dans le contexte des récentes révélations de l’industrie du cinéma américain et de la campagne mondiale #MeToo, le Parlement européen a débattu des mesures préventives contre le harcèlement sexuel dans l’UE. À l’issue de ce débat, j’ai voté en faveur d’une résolution demandant l’établissement d’une stratégie et de règles européennes contre toutes les violences fondées sur le sexe. A l’heure où près de 55% des femmes dans l’Union européenne sont victimes de harcèlement sexuel, nous ne pouvons plus tolérer cette situation.

 

Visite des Jeunes Républicains

C’est avec un grand plaisir que j’ai accueilli mercredi 25 octobre à Strasbourg un groupe des Jeunes Républicains de la Sarthe. Cette visite a été l’occasion d’échanger sur mon expérience de Député européen, sur le fonctionnement des institutions européennes et le positionnement européen de notre parti.

 

Visitors group Marc JOULAUD

Session de Janvier 2017

Présidence du Parlement Européen

Le mardi 17 janvier, mon collègue du groupe PPE, l’Italien Antonio Tajani, a été élu Président du Parlement européen. À l’heure où l’Union européenne doit faire face à des défis sans précédent comme le Brexit, la menace terroriste et la crise migratoire, l’élection de ce député expérimenté et ancien Commissaire européen est une bonne nouvelle. J’ai confiance en sa capacité à ancrer notre Parlement au centre de la scène européenne et à mettre à profit son expérience pour agir concrètement au service des citoyens.

 

Priorités de la présidence maltaise au Conseil

Le mercredi 18 janvier, le Premier Ministre Joseph Muscat a présenté devant le Parlement européen les objectifs qui seront poursuivis dans les six prochains mois par la présidence maltaise du Conseil. Les priorités définies par le gouvernement maltais reflètent la position maritime stratégique du pays, tout en poursuivant les politiques initiées par les présidences néerlandaise et slovaque qui ont précédé.

Les six priorités :

  • Gestion de la crise migratoire ;
  • Poursuite du développement du marché unique et en particulier du marché unique numérique ;
  • Sécurité aux frontières extérieures de l’Union et lutte contre le terrorisme ;
  • Inclusion sociale ;
  • Soutien à la politique de voisinage envers les pays du sud ;
  • Soutien au secteur maritime et poursuite des efforts entrepris dans le cadre du plan pour une économie bleue.

 

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Statistiques sur mon mandat européen (MàJ Novembre 2017)

Les citoyens ont besoin d’être éclairés sur l’investissement et le travail fourni par leurs représentants au Parlement européen. Car si les élus disposent d’un pouvoir, ils ne peuvent l’exercer qu’au nom des citoyens à qui ils doivent rendre des comptes. J’estime par conséquent qu’il est nécessaire et légitime de faire preuve de transparence et de pédagogie pour permettre aux citoyens de mieux comprendre le travail effectué par leurs élus à Bruxelles.

A défaut de pouvoir faire une évaluation exacte, certains éléments objectifs permettent de procéder à une estimation du travail fourni par les élus. Le moyen le plus aisé est de fournir des statistiques sur les indicateurs clés du travail parlementaire. Le Parlement européen et les institutions européennes fournissent depuis longtemps des statistiques permettant de faire cette évaluation. Dans cet esprit de transparence, je mettrai désormais à jour à intervalle régulier les statistiques intéressantes concernant mon travail parlementaire, de la même manière que pour ce qui concerne mes rendez-vous professionnels.

Méthodologie

Pour établir les statistiques ci-dessous, nous nous sommes basé sur les données publiques disponibles sur le site du parlement européen ou des agrégateurs (MEPranking, votewatch) mais également sur l’analyse de documents internes à notre bureau (listes de vote, amendements déposés, etc) permettant de compléter ces données et de les mettre à jour.

Chaque statistique est également accompagnée d’un paragraphe expliquant pourquoi cette statistique est utile pour estimer le travail d’un député européen.

Ces données permettent de donner un aperçu quantitatif du travail du député mais ne constituent que la « partie émergée de l’iceberg » qui est par définition partiel, la « qualité » du travail parlementaire ne pouvant être estimée que par un suivi poussé de celui-ci et par une connaissance de l’environnement parlementaire. Par ailleurs, une partie du travail de député est soit interne aux groupes politiques (contributions aux documents de position par exemple) soit non quantifiable (capacité d’influence sur ses collègues ou d’autres acteurs).

Par conséquent ces statistiques ne peuvent constituer que des indices et ne peuvent pas remplacer le contact direct avec les élus.


Rapporteur : 3

Les rapports et avis sont les textes préparés et votés par les commissions parlementaires. Pour chaque dossier sur lequel une commission doit produire un texte, un groupe politique est désigné puis un député est nommé rapporteur, en fonction des domaines d’intérêt et de compétence des députés. Le rapporteur sera en charge de la rédaction du texte de base ainsi que de la négociation avec les autres groupes politiques pour trouver une majorité. Son nom sera associé au texte tout au long de la procédure. Le poste de rapporteur est très recherché car il a un impact important sur l’orientation du texte du Parlement.

La liste des textes sur lesquels Marc Joulaud a été rapporteur :

  • Avis Joulaud pour la Commission REGI sur le financement des PME
  • Avis Joulaud pour la Commission CULT sur la directive sur le droit d’auteur
  • Rapport Joulaud pour la Commission REGI sur le 7ème rapport sur la cohésion

Shadow rapporteur : 4

Sur tous les dossiers sur lesquels un rapporteur est nommé, les autres groupes politiques nomment chacun un rapporteur fictif (ou shadow rapporteur), qui sera le responsable du dossier pour le groupe politique. Le shadow suivra le dossier, définira la stratégie du groupe politique, et mènera les négociations auprès du rapporteur et des autres shadows afin de préparer les votes. L’octroi de ce poste reflète dans les grands groupes politiques les domaines de spécialisation des députés ainsi que la reconnaissance de leurs capacités. Dans les petits groupes politiques il relève davantage de la répartition de la charge du travail parlementaire.

La liste des textes sur lesquels Marc Joulaud a été shadow rapporteur :

  • Avis Vaughan pour la commission REGI sur le budget 2015 de l’UE
  • Avis Costa pour la commission CULT sur la protection des droits de propriété intellectuelle
  • Avis Adinolfi pour la commission CULT sur la mise en oeuvre de la directive droit d’auteur
  • Avis Vaughan pour la commission REGI sur la lutte contre la fraude

Textes amendés : 128

Tous les rapports et avis peuvent être amendés par les députés, qu’ils soient membres de la commission parlementaire concernée ou non. Le nombre de rapports amendés reflète l’intensité du travail parlementaire du député, ainsi que l’ampleur de la « veille parlementaire » qu’il effectue dans ses commissions mais également dans les autres.

Amendements déposés : 1170

Les amendements déposés ou cosignés (déposés en commun avec d’autres députés) au nom du député sur les textes examinés en commission parlementaire. Ces modifications visent à compléter, améliorer ou corriger le projet de rapport soumis par le rapporteur et servent ensuite de base pour les négociations entre le rapporteur et les shadows. Leur nombre reflète l’intensité du travail parlementaire du député sur les dossiers qu’il suit ainsi que sa capacité à travailler avec ses collègues.

Amendements rejetés : 47

Au moment du vote en commission, les amendements déposés par les députés sont votés un par un. Le rejet de ces amendements reflète en général l’absence de pertinence de ceux-ci aux yeux des députés ainsi que les rapports de force au sein de la commission parlementaire.

Participation aux sessions plénières : 82%

Les sessions plénières sont le cœur de l’activité parlementaire, les députés adoptant définitivement tous ensemble les textes préparés et votés en amont en commission parlementaire.

Résolutions : 4

Quand les commissions parlementaires et groupes politiques veulent alerter la Commission européenne et le Conseil sur un sujet, ils ont la possibilité de proposer des résolutions exprimant la position politique du Parlement européen. Les députés impliqués dans le sujet concerné au sein de la commission parlementaire peuvent cosigner les propositions de résolution qui seront soumises directement au Parlement européen dans son ensemble. Le recours à ces résolutions dépend des compétences et pratiques des commissions parlementaires, la plupart d’entre elles produisant plutôt des rapports et avis, mais certaines (comme la commission des affaires étrangères) utilisent quasi exclusivement des résolutions, ce qui se retrouve alors dans le nombre de résolution signées par le député.

Consulter la liste des résolutions cosignées par Marc Joulaud

Question écrites : 38

Lorsqu’un député européen souhaite interpeller la Commission européenne ou le Conseil sur un sujet ou connaître l’avancée d’une politique européenne, il peut utiliser cette procédure pour obtenir une réponse détaillée dans les 3 mois. Un député peut déposer jusqu’à 5 questions écrites par mois.

Consulter la liste des questions écrites de Marc Joulaud

Lobbying et transparence ne sont pas antinomiques

La Commission européenne a lancé le 1er mars une consultation publique sur l’encadrement du lobbying dans les institutions européennes. La question de la transparence est récurrente en politique, même si elle est plus importante et assumée à Bruxelles que dans beaucoup d’États membres.

Si je me suis moi-même engagé depuis longtemps à faire preuve de transparence dans mes rendez-vous, en publiant chaque mois sur ce site la liste des organisations que j’ai rencontrées, cette initiative reste purement personnelle et il reste encore du chemin à parcourir au niveau des institutions dans leur ensemble.


Le lobbying, un outil nécessaire pour des lois efficaces

Bruxelles, en tant que lieu d’élaboration de lois s’appliquant à 28 pays et 500 millions d’habitants, est un haut lieu d’échanges, de discussions et d’influence, à la fois entre les institutions européennes (Commission européenne, Parlement européen et Conseil européen) mais aussi entre les institutions et les acteurs extérieurs. Ces acteurs extérieurs, communément appelés « lobbys », assurent pour partie le relais entre les besoins concrets du terrain et les législateurs européens. Il va s’agir d’entreprises, de syndicats, d’ONG, de représentations étatiques, d’associations sectorielles, de cabinets d’affaire publique, d’avocats, pour n’en citer que quelques-uns, qui vont couvrir tous les secteurs, du numérique à la production de brique, en passant par le dialogue interreligieux.

Selon les estimations, il y aurait entre 15 et 30 000 lobbyistes à Bruxelles, faisant de la capitale européenne la seconde ville après Washington en termes de concentration de représentants d’intérêts. Si certains y voient un signe du caractère maléfique de l’Union européenne, j’y vois plutôt une reconnaissance du potentiel que représente l’Europe comme source de législation.

Le législateur n’ayant pas la science infuse, quand bien même il se sera bâti une expertise sur un sujet, il a besoin de ces échanges avec l’extérieur pour mieux connaitre les besoins, l’impact et les risques concrets d’une législation et pouvoir prendre ses décisions en toute connaissance de cause.

Par exemple, comment savoir qu’un seuil de financement est suffisant si les acteurs concernés ne viennent pas nous en parler ? Peut-on réellement faire une bonne législation sans consulter et prendre en compte les acteurs qui vont être concernés par celle-ci ?

Les échanges avec les acteurs extérieurs sont donc essentiels pour le bon fonctionnement de l’activité législative, et surtout pour avoir des législations efficaces et adaptées aux réalités.

Quelle transparence pour la représentation d’intérêt ?

Les lobbys ont malgré tout mauvaise presse dans certains pays, comme la France, où ils sont associés à des notions de corruption, d’atteinte à la démocratie et d’opacité. Cette connotation négative est malgré tout largement infondée aujourd’hui et repose sur une forme de méconnaissance de ce que recouvre l’activité de lobbying et sur un niveau de transparence encore imparfait il est vrai.

L’enjeu démocratique réel n’est pas l’existence ou non de ces échanges avec les représentants d’intérêts, qui sont encore une fois nécessaires et légitimes, mais la transparence et l’encadrement de ces échanges, qui relèvent des principes de base de la démocratie.

Depuis 1995 le Parlement européen est doté d’un registre de transparence, qui a été fusionné en 2011 avec celui de la Commission européenne, le Conseil étant lui observateur. Ce registre, dont le mode de fonctionnement a été révisé en 2015, fonctionne actuellement sur une base volontaire, et permet aux représentants d’intérêts d’enregistrer leur activité afin de bénéficier d’un accès facilité aux institutions.

En « échange », les lobbyistes doivent indiquer un certain nombre d’informations les concernant (budget annuel estimé pour leur lobbying, sujets suivis, participation à d’éventuelles plateformes de l’Union, etc.) et se soumettre à un code de conduite.

Selon les études menées, ce registre couvrirait 60% des ONG et 75% des acteurs économiques actifs à Bruxelles.

Il faut savoir que la plupart des États membres ne disposent pas d’un tel registre et que là où ils existent, ils sont facultatifs (comme en France). Seuls 5 pays (l’Autriche, la Lituanie, la Pologne, le Royaume-Uni et la Slovénie) ont un registre obligatoire, même si d’autres États se sont engagés dans cette voie.

Vers un registre de transparence obligatoire ?

Dès le début de son mandat, Jean-Claude Juncker a rendu de facto le registre de transparence obligatoire pour les organisations qui souhaiteraient rencontrer les Commissaires européens, leurs cabinets et les directeurs généraux des administrations de la Commission, mesure qui a été couronnée de succès dans la mesure où près de 1000 nouvelles inscriptions au registre s’en sont suivies.

Néanmoins, cette obligation ne concerne que quelques centaines de personnes, les plus hautes placées, et non toute l’institution, ce qui laisse la possibilité pour les lobbyistes non-inscrits d’aller rencontrer les fonctionnaires des échelons inférieurs.

La principale amélioration possible serait de rendre l’inscription au registre de transparence obligatoire pour les représentants d’intérêts souhaitant exercer leur activité dans les institutions européennes, y compris au sein du Conseil qui jusqu’ici s’était gardé de participer activement aux initiatives concernant la transparence du lobbying. Il s’agit là de la position historique du Parlement européen sur le sujet et j’ai déposé des amendements dans ce sens tout récemment dans un rapport du Parlement européen sur la transparence des institutions.

L’exemple de l’initiative de Jean-Claude Juncker, ainsi que celui de la Commission Taxe du Parlement européen, qui a forcé les responsables d’entreprises pratiquant l’optimisation fiscale à se faire auditionner par les députés, en menaçant d’interdire à leurs lobbyistes d’accéder au Parlement, montre que les acteurs impliqués dans la représentation d’intérêt sont très sensibles à une possible restriction d’accès aux institutions européennes.

Il faudra cependant prendre en compte certaines difficultés pratiques, comme la concurrence déloyale que les lobbyistes classiques peuvent subir par rapport aux cabinets d’avocats qui ne sont pas soumis aux obligations d’enregistrement de leurs clients (en raison du secret professionnel), la vérification des informations données par les représentants d’intérêts lors de leur inscription ou encore la question des organisations non-implantées à Bruxelles qui ne viennent qu’exceptionnellement dans les institutions pour faire du lobbying.

Comme toujours, il faudra trouver dans les modalités de fonctionnement le bon équilibre entre le besoin légitime de transparence et la flexibilité nécessaire pour ne pas tomber dans la bureaucratie inutile. Il est néanmoins important que la transparence soit renforcée et que, dans le principe, l’accès aux institutions soit conditionné à une inscription dans le registre de transparence.

Dans tous les cas, tous les garde-fous qui pourront être installés ne pourront jamais remplacer le bon sens élémentaire et la capacité des responsables politiques à expliquer le travail qu’ils effectuent au quotidien.

Une partie de la poussée de l’euroscepticisme en Europe vient d’un problème de compréhension sur ce qui se passe concrètement à Bruxelles. La transparence, là où elle est utile et nécessaire, est un premier pas pour rétablir le lien naturel entre l’Union européenne et ses citoyens.

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Session de janvier 2016

Marché unique du numérique

Le Parlement européen a adopté mardi 19 janvier un rapport sur le marché unique numérique qui va mener l’Union européenne sur la voie de la digitalisation de son économie, qui représentera dans le futur 75% de l’économie. L’objectif est de favoriser les emplois et la croissance en Europe, d’offrir une dynamique pour les entreprises de technologie et d’innovation, et de faire de l’UE un leader mondial et compétitif dans le domaine. Il s’agira de mettre en place un environnement juridique solide qui protège à la fois les consommateurs et les entrepreneurs.

Même si le texte souligne le caractère particulier des œuvres culturelles et l’importance de la protection offerte par le droit d’auteur, je regrette que l’irresponsabilité des plateformes et des intermédiaires ne soit pas davantage remise en cause dans le domaine culturel.

Mais compte-tenu de l’équilibre global du texte, qui n’a pas de valeur législative, et l’importance stratégique du sujet, j’ai apporté mon soutien au rapport.

 

Pologne

La première ministre polonaise Beata Szydlo était présente au Parlement européen pour dialoguer avec les eurodéputés sur la situation en Pologne.

Cette visite a fait suite à l’ouverture par Bruxelles d’une procédure de surveillance du respect de l’État de droit en raison des inquiétudes suscitées par les réformes du nouveau gouvernement polonais, une première dans l’histoire de l’Union. Ces réformes concernent notamment le tribunal constitutionnel polonais. Si les gouvernements nationaux sont naturellement indépendants pour mettre en place leurs politiques et s’il convient de ne pas condamner la Pologne par avance, j’estime que l’Union européenne n’est pas qu’un simple marché mais aussi une union de valeurs qui se doit de défendre les droits fondamentaux des citoyens. Je serai à ce titre attentif aux résultats délivrés par la Commission.

 

Commission d’enquête sur les émissions des automobiles

Suite au scandale des tricheries chez Volkswagen, le Parlement européen a décidé la création d’une commission d’enquête d’un an sur les émissions des voitures européennes. J’estime que cette opportunité doit être saisie pour améliorer la qualité de l’air, notamment grâce à l’introduction de tests en situation réelle de conduite. J’espère également que toute la lumière sera faite sur la fraude de Volkswagen et que la commission d’enquête fera des propositions concrètes pour qu’une telle affaire ne se reproduise pas. Dans le même temps, la délégation française du PPE veillera à ce que le mandat de la commission soit respecté et que celle-ci ne soit pas instrumentalisée pour faire le procès du diesel. En effet, la fraude de quelques-uns, aussi scandaleuse soit-elle, ne doit pas mettre en péril l’ensemble de notre tissu industriel.

 

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Lettre d’information N°2 de Marc Joulaud

Découvrez à partir d’aujourd’hui ma seconde lettre d’information qui revient sur mon actualité européenne de ces derniers mois.

Dans cette édition, j’aborde les attentats de Paris et leur signification pour la politique européenne, les dossiers majeurs sur lesquels j’ai travaillé en commission du développement régional et en commission culture, ainsi que mes temps forts en image de ces derniers mois.

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Vous pouvez dans tous les cas consulter et télécharger ma lettre d’information en cliquant sur le lien ci-dessous :

Député-européen_Marc-Joulaud-Newsletter-02.pdf

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Session de Mai 2015

Échange de vues avec la Commissaire Cretu

J’ai participé mardi 19 mai à un échange de vues organisé entre la Commissaire en charge du développement régional, Mme Corina Cretu et les Députés de la commission REGI issus de mon groupe politique, le PPE. Avec mes collègues, nous avons notamment interpellé la Commissaire sur l’urgence d’une simplification de la politique de cohésion qui passe par une réduction de la charge administrative pour ceux qui prétendent à des financements européens. Nous lui avons également fait part de nos premières réflexions en vue de l’évaluation à mi-parcours et de la future réforme de la politique de cohésion.

Minerais de conflit

Le Parlement européen s’exprimait mercredi 20 mai sur la question des minerais de conflit, suite à une proposition de la Commission européenne visant à instaurer un mécanisme européen volontaire d’auto-certification pour les importateurs d’étain, de tantale, de tungstène, de leur minerais et d’or originaires de zones de conflit ou à haut risque.

Il est primordial de mettre fin à tout financement des groupes armés obtenu par le biais du commerce de ces 4 minerais, de lutter contre la corruption et d’assurer une aide au développement efficace, c’est pourquoi j’ai défendu une approche allant au-delà de la proposition initiale de la Commission européenne. J’ai par exemple soutenu la proposition de rendre obligatoire le devoir de diligence pour les premiers acteurs de la chaîne. Il est cependant regrettable que le texte final ne soit pas opérationnel en raison de la démagogie dont a fait preuve la gauche. Celui-ci fixe en effet des objectifs et des instruments inapplicables dans les faits, et comporte un certain nombre de contradictions qui contribueront à mettre le Parlement en mauvaise position dans les négociations à venir avec le Conseil et la Commission. Je regrette que les tentations sensationnalistes et médiatiques de certains se fassent au détriment d’une lutte efficace contre le financement des groupes armés.

Des lycéens de Sablé-sur-Sarthe en visite au Parlement européen

Je recevais mercredi 20 mai au Parlement de Strasbourg un groupe d’élèves du lycée Colbert de Torcy. Cette visite a été l’occasion pour eux de se faire une idée plus concrète du processus législatif européen ainsi que de ce qui se joue au sein de notre institution en assistant notamment à une séance de vote.

lycée sablé 2 200515

 

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