Archive de l’étiquette plenière

Session de Juin 2015

Résolution sur le TTIP

La semaine dernière, le vote sur une résolution sans impact législatif sur l’accord transatlantique TTIP a pris une tournure de mauvais feuilleton. Alors que la commission du commerce international avait validé un texte équilibré, soutenu par une large majorité, qui relayait les priorités du Parlement dans tout un ensemble de domaines (protection des marchés publics européens, des normes sanitaires et environnementales, de la diversité culturelle, etc.), une partie des socialistes, dont les français, a préféré essayer de torpiller le texte par démagogie et populisme, en prenant pour prétexte le fameux ISDS, alors même que la résolution mettait en avant un nouveau mécanisme (basé sur des juges publics et un mécanisme d’appel) qui n’avait plus grand chose à voir avec un ISDS. L’ironie du sort veut même que le rapporteur de la résolution soit un socialiste, qui a dès lors subi un camouflet de la part de ses propres collègues.

Les socialistes n’arrivant pas à laver leur linge sale entre eux avant le vote, nous avons dû subir l’ineptie de leurs divisions internes et voir Martin Schulz, le président socialiste du Parlement, faire une utilisation politique du règlement de notre institution pour reporter le vote et ainsi éviter au monde de voir le groupe socialiste tel qu’il est, c’est à dire une hydre dont les têtes s’attaquent mutuellement.

Je ne peux que regretter cette incapacité du groupe socialiste à ne pas savoir s’en tenir aux accords, pourtant bons, qui sont trouvés lors des débats parlementaires en commissions, et ce d’autant plus que ces divisions ont cette fois-ci pénalisé le Parlement tout entier qui n’a pas pu adopter un texte sur ce qui sera probablement le sujet majeur de ce mandat.

 

Relations avec la Russie

La semaine dernière nous avons voté sur un certain nombre de rapports et de résolutions ayant trait aux relations entre l’Union européenne et la Russie. Je me suis invariablement abstenu lors de ces votes. Si on ne peut que condamner l’attitude du gouvernement russe, qu’il s’agisse de son invasion de la Crimée, de son usage politique du gaz naturel ou encore de l’implication à peine camouflée de ses troupes en Ukraine, il ne faut pas pour autant céder à l’envie d’ostraciser la Russie dans son ensemble, qui doit rester un partenaire stratégique, ou, pire encore, d’aller vers une escalade militaire.

Si la Russie constitue incontestablement un défi pour la politique orientale de l’Union, il ne faut pas oublier que sa coopération est indispensable pour le règlement de différends ailleurs dans le monde. Les dernières avancées dans les négociations avec l’Iran n’auraient jamais pu être réalisées sans le soutien de la Russie. Pareillement, une sortie de crise à la guerre civile syrienne, sans parler de la lutte contre Daesh, ne pourra pas être trouvée sans l’implication et la coopération de la Russie.

Je peux par ailleurs comprendre l’inquiétude et la nervosité légitime de nos amis européens de l’Est, des pays Baltes et de Pologne notamment, face à la Russie, dont ils ont subi le joug pendant des décennies et dont ils voient avec inquiétude la remilitarisation de ses frontières. Cependant vouloir jouer l’escalade militaire avec la Russie est une tendance inquiétante, que nous aurions tort d’ignorer, la France étant le premier contributeur, après les États-Unis, à la défense dans l’Est de l’Europe.

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Session de Mai 2015

Échange de vues avec la Commissaire Cretu

J’ai participé mardi 19 mai à un échange de vues organisé entre la Commissaire en charge du développement régional, Mme Corina Cretu et les Députés de la commission REGI issus de mon groupe politique, le PPE. Avec mes collègues, nous avons notamment interpellé la Commissaire sur l’urgence d’une simplification de la politique de cohésion qui passe par une réduction de la charge administrative pour ceux qui prétendent à des financements européens. Nous lui avons également fait part de nos premières réflexions en vue de l’évaluation à mi-parcours et de la future réforme de la politique de cohésion.

Minerais de conflit

Le Parlement européen s’exprimait mercredi 20 mai sur la question des minerais de conflit, suite à une proposition de la Commission européenne visant à instaurer un mécanisme européen volontaire d’auto-certification pour les importateurs d’étain, de tantale, de tungstène, de leur minerais et d’or originaires de zones de conflit ou à haut risque.

Il est primordial de mettre fin à tout financement des groupes armés obtenu par le biais du commerce de ces 4 minerais, de lutter contre la corruption et d’assurer une aide au développement efficace, c’est pourquoi j’ai défendu une approche allant au-delà de la proposition initiale de la Commission européenne. J’ai par exemple soutenu la proposition de rendre obligatoire le devoir de diligence pour les premiers acteurs de la chaîne. Il est cependant regrettable que le texte final ne soit pas opérationnel en raison de la démagogie dont a fait preuve la gauche. Celui-ci fixe en effet des objectifs et des instruments inapplicables dans les faits, et comporte un certain nombre de contradictions qui contribueront à mettre le Parlement en mauvaise position dans les négociations à venir avec le Conseil et la Commission. Je regrette que les tentations sensationnalistes et médiatiques de certains se fassent au détriment d’une lutte efficace contre le financement des groupes armés.

Des lycéens de Sablé-sur-Sarthe en visite au Parlement européen

Je recevais mercredi 20 mai au Parlement de Strasbourg un groupe d’élèves du lycée Colbert de Torcy. Cette visite a été l’occasion pour eux de se faire une idée plus concrète du processus législatif européen ainsi que de ce qui se joue au sein de notre institution en assistant notamment à une séance de vote.

lycée sablé 2 200515

 

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