Archive de l’étiquette Union européenne

Session d’avril 2017

Résolution sur le Brexit :

Mercredi 5 avril, le Parlement européen a adopté à une très large majorité une résolution exprimant sa position en vue des négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur le « Brexit ».

La position du Parlement européen vise avant tout à défendre les intérêts des citoyens, sans entrer dans une logique de punition ou de confrontation avec le Royaume-Uni, mais en faisant preuve de fermeté.

De fait, la résolution souligne la nécessité de déterminer les termes du divorce avant qu’un accord commercial ne soit discuté. C’est une relation pragmatique et réaliste qui doit prévaloir dans ces négociations et le respect des lignes rouges est la condition sine qua non à toute poursuite des négociations avec Londres, qui devra également respecter ses engagements financiers vis à vis de l’Union.

Il n’y aura pas d’Europe à la carte pour les britanniques, et, à mes yeux, la sécurité de nos frontières et la préservation de notre marché doivent être au cœur de nos considérations.

Quelle que soit l’issue des négociations, le Brexit ne marquera pas la fin du projet européen. L’Union européenne n’est pas seulement un vaste marché unique mais également une communauté de destin déterminée à avancer ensemble dans l’intérêt des citoyens.

 

 

Allocution du Président allemand :

Le nouveau président allemand, Frank-Walter Steinmeier était présent au Parlement mardi 4 avril. Cette séance solennelle a été l’occasion d’entendre sa vision sur l’avenir de l’Europe.

Dans un plaidoyer mettant en garde contre les dangers du populisme, le Président allemand a appelé les États membres à « construire des ponts au-dessus des fossés qui se creusent sur le continent ». Au vu des nombreuses difficultés qui se dressent devant l’Union, il a rappelé que le projet européen n’a jamais été une promenade de santé mais que l’Europe s’en était toujours sortie par le haut. En rappelant l’exemple de l’Allemagne, profondément européenne, il a montré qu’il n’y avait aucune contradiction entre aimer son pays et être pleinement européen. Un message fort pour une Europe en proie au doute, quelques jours après la notification du Royaume-Uni de retrait de l’Union européenne.

 

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Session de mars 2017

Conclusions du Conseil et 60ème anniversaire du Traité de Rome :

Mercredi 15 mars, un débat s’est tenu sur le bilan du Conseil européen des 9-10 mars et l’anniversaire des 60 ans du traité de Rome, en présence du président du Conseil Donald Tusk et du Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.

Cet anniversaire ne doit pas nous conduire à fermer les yeux sur les difficultés que rencontre actuellement l’Union européenne, sur ses défauts et bien entendu sur l’évènement historique qu’est le Brexit. Mais nous ne devons pas pour autant céder à la facilité de croire que rejeter l’Europe, c’est avancer.

Face aux menaces qui nous entourent, plus que jamais l’Europe est nécessaire pour protéger ses citoyens, pour peser dans le commerce mondial ou encore pour garantir une monnaie stable. Pour répondre aux enjeux que sont la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le contrôle des frontières, le juste-échange ou encore la modernisation de la politique agricole commune, la question n’est pas de savoir s’il faut plus ou moins d’Europe, mais d’œuvrer pour une Europe plus simple, plus concrète et plus efficace.

Les négociations qui s’ouvrent avec le Royaume-Uni seront un véritable « test » pour l’unité européenne et il est de notre responsabilité de défendre nos intérêts avec calme et fermeté, tout en veillant à ce que le Royaume-Uni honore tous ses engagements. Si ce processus s’annonce long et difficile, le choc du Brexit peut à mon sens être salutaire s’il s’accompagne d’un véritable sursaut européen.

 

 

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Session de Janvier 2017

Présidence du Parlement Européen

Le mardi 17 janvier, mon collègue du groupe PPE, l’Italien Antonio Tajani, a été élu Président du Parlement européen. À l’heure où l’Union européenne doit faire face à des défis sans précédent comme le Brexit, la menace terroriste et la crise migratoire, l’élection de ce député expérimenté et ancien Commissaire européen est une bonne nouvelle. J’ai confiance en sa capacité à ancrer notre Parlement au centre de la scène européenne et à mettre à profit son expérience pour agir concrètement au service des citoyens.

 

Priorités de la présidence maltaise au Conseil

Le mercredi 18 janvier, le Premier Ministre Joseph Muscat a présenté devant le Parlement européen les objectifs qui seront poursuivis dans les six prochains mois par la présidence maltaise du Conseil. Les priorités définies par le gouvernement maltais reflètent la position maritime stratégique du pays, tout en poursuivant les politiques initiées par les présidences néerlandaise et slovaque qui ont précédé.

Les six priorités :

  • Gestion de la crise migratoire ;
  • Poursuite du développement du marché unique et en particulier du marché unique numérique ;
  • Sécurité aux frontières extérieures de l’Union et lutte contre le terrorisme ;
  • Inclusion sociale ;
  • Soutien à la politique de voisinage envers les pays du sud ;
  • Soutien au secteur maritime et poursuite des efforts entrepris dans le cadre du plan pour une économie bleue.

 

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Infographie : La politique commerciale européenne

La politique commerciale européenne est l’une des plus anciennes politiques de l’Union et a permis à celle-ci de devenir la puissance économique et commerciale qu’elle est aujourd’hui. Elle permet à l’Europe et à la France de diffuser leurs produits de qualité dans le monde entier et de faire en sorte que leurs standards, les plus protecteurs des consommateurs et de l’environnement au monde, soient exportés.

Il s’agit d’un enjeu majeur pour les européens, car c’est en passant aujourd’hui des accords avec nos partenaires les plus proches que nous déterminerons si les normes de référence dans le futur seront européennes ou chinoises.

Cette politique fait malheureusement l’objet d’une large campagne de désinformation depuis plusieurs années et est aujourd’hui prise en otage sur la base de fantasmes et de mensonges.

J’ai donc fait réaliser cette infographie afin de vous montrer à travers les exemples de l’accord commercial avec le Canada et du dumping chinois comment une politique commerciale européenne forte peut (et doit) servir à la fois les intérêts offensifs de l’Union, c’est à dire la large diffusion de nos produits et de nos standards, et ses intérêts défensifs, c’est à dire la protection de nos industries et de notre tissu économique.

Je vous souhaite une bonne lecture.

 

infographie politique commerciale

infographie politique commerciale-2

 

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Session d’Octobre I 2016

COP 21

Mardi 4 octobre, le Parlement européen a accueilli le Secrétaire Général des Nations Unis Ban Ki-moon, pour assister à la ratification par le Parlement européen de l’accord de Paris conclu lors de la COP 21. À une très grande majorité, le Parlement a officiellement approuvé et autorisé la ratification de l’accord au nom de l’Union européenne dans son ensemble, permettant son entrée en vigueur au niveau international. Ce texte universel et contraignant permettra une lutte plus efficace et coordonnée contre le changement climatique, dans laquelle l’UE a toujours été en première ligne.

La ratification de l’accord de Paris en amont de la COP 22 qui se déroulera à Marrakech est un signal positif de l’engagement de l’Union sur ce sujet capital. Le nouveau cycle de négociation qui s’ouvrira dans les semaines à venir abordera le financement de la lutte contre le changement climatique ainsi que la question des réfugiés climatiques, dont le nombre s’est décuplé en quelques années (entre 2008 et 2013, 166 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer suite à des inondations, des tremblements de terre ou d’autres catastrophes).

Je me félicite de la ratification de cet accord, dont l’application contribuera à protéger les générations futures des conséquences d’un réchauffement incontrôlé du climat.

 

Procédure de suspension des fonds pour l’Espagne et le Portugal

Lundi 3 octobre, j’ai participé à l’audition du Vice-président de la Commission européenne Jyrki Katainen et de la Commissaire à la politique régionale Corina Cretu, au sujet de la possible suspension des fonds pour l’Espagne et le Portugal. La Commission européenne pourrait en effet proposer le gel de certains financements européens pour ces deux pays qui n’ont pas pris les mesures nécessaires pour réduire leurs déficits.

Les discussions ont été animées et je compte sur la Commission pour tenir compte des positions exprimées par les Députés. Pour ma part, j’estime que s’il est important de rappeler la règle, celle-ci doit être appliquée de manière intelligente en tenant compte de l’impact économique et social dans ces pays. C’est pourquoi j’appelle la Commission à faire preuve de retenue et à attendre les nouvelles propositions budgétaires de ces deux pays avant de proposer une quelconque suspension.

Réindustrialisation de l’UE

Mercredi 5 octobre, le Parlement européen a adopté une résolution sur la politique européenne de réindustrialisation que j’ai soutenue.

A la lumière des plans de licenciements annoncés récemment par Caterpillar et Alstom, il est plus que jamais impératif d’agir en mettant en place une politique industrielle européenne, plutôt que de réagir par des sauvetages artificiels, assortis de modalités farfelues. Si j’apporte mon soutien aux salariés de ces usines, maintenir l’activité par des plans tels que celui proposé par le gouvernement socialiste est contre-productif et coûtera cher à la collectivité.

Pour que les fleurons industriels européens puissent se maintenir, prospérer et créer de l’emploi il est nécessaire de faire preuve de bon sens industriel : exiger la réciprocité en matière d’accès des marchés publics, lutter contre le dumping des puissances non-européennes.

Par cette résolution, nous appelons donc la Commission à proposer un cadre réglementaire permettant de réellement mettre en place une politique industrielle européenne et à cesser de faire preuve de naïveté vis-à-vis des industries non-européennes.

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Session de septembre 2016

Discours sur l’état de l‘Union

Mercredi 14 septembre, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prononcé son discours annuel sur l’état de l’Union européenne, dans lequel il a présenté aux députés européens ses orientations politiques pour l’année à venir.

Ce moment fort de l’année – qui était aussi le premier discours de politique générale européen depuis le Brexit – a permis d’annoncer la prolongation et le doublement du plan d’investissement européen ainsi qu’un certain nombre d’initiatives en faveur de la jeunesse et du marché unique numérique. Le Président a également appelé à une meilleure coordination entre les États en matière de diplomatie et de défense

Enfin, Jean-Claude Juncker a rappelé les risques du populisme et a appelé les États membres à rompre avec leur habitude de « nationaliser les succès et de bruxelliser les échecs ». Au sujet du Brexit, le Président a reconnu qu’il s’agissait d’un défi sans précédent pour l’Union européenne, mais en aucun cas d’une menace existentielle.

Nomination du nouveau commissaire britannique à la sécurité de l’Union

Jeudi 15 septembre, le Parlement européen a approuvé la nomination de Julian King au poste de Commissaire européen en charge de la sécurité de l’Union.

La mise en place d’un poste de commissaire dédié à ces questions est évidemment louable, en particulier dans le contexte sécuritaire actuel, et fait depuis longtemps partie des demandes de mon groupe politique, le PPE. Cependant, le contexte particulier du Brexit ne doit pas être oublié.

Faire comme si de rien n’était et traiter le Royaume-Uni comme n’importe quel autre membre de l’Union européenne serait une erreur majeure. Même si l’Europe et le Royaume-Uni vont garder des liens forts (notamment dans le domaine de la sécurité), les intérêts de l’Union et de la Grande Bretagne ne sont plus les mêmes.

Le précédent commissaire britannique, Jonathan Hill, avait choisi de tirer toutes les conséquences du referendum et avait démissionné, ce qui fut tout à son honneur. Le Parlement européen avait demandé de son côté que le prochain commissaire britannique ne reçoive pas de portefeuille. Jean-Claude Juncker en a décidé autrement, ce que je regrette.

C’est pourquoi la délégation française du PPE a voté contre cette nomination, non pas contre la personne de M. King ou ses compétences, mais dans un souci de cohérence avec notre position vis-à-vis du Royaume-Uni, à savoir qu’il faut désormais considérer ce pays comme ne faisant plus partie de l’Union européenne.

Dumping social

Le Parlement a adopté mercredi 14 septembre un rapport sur le Adumping social en Europe. S’il ne s’agit pas d’un rapport législatif, le texte a au moins le mérite de définir clairement ce qu’est le dumping social, alors qu’un certain nombre de pays, de l’Est notamment, en contestent l’existence même. Ce texte a permis de poser les termes du débat qui se tiendra dans les mois à venir lors de la révision de la directive sur les travailleurs détachés, qui devra contribuer à réduire les abus et à lutter contre le dumping social. Je me réjouis donc de son adoption.

Financement des PME

Jeudi 15 septembre, le Parlement européen a adopté un rapport sur le financement des PME, pour lequel j’étais rapporteur pour avis dans ma commission du développement régional.

Le rapport expose les carences dans le modèle de financement des PME et prône la prise en compte des besoins spécifiques de ces entreprises qui représentent plus de deux tiers de l’emploi privé en Europe.

Je me réjouis que les idées que j’ai défendues aient été reprises dans le texte final. Dans le cadre de mon rapport, j’ai souligné en particulier la nécessité de réduire les contraintes qui pèsent sur les entrepreneurs et l’urgence d’une profonde simplification pour faciliter l’accès aux fonds européens.

J’estime en effet que le financement des PME doit être une priorité de l’Union européenne qui doit s’adresser aux PME de nos territoires dans toute leur diversité, des start-ups aux entreprises plus traditionnelles, en passant par les TPE et les entreprises familiales.

 

L’Union européenne expliquée en infographies

Livret d'infographies par Marc JoulaudQuand je suis arrivé au Parlement européen en 2014, l’Europe m’a parue complexe, comme à de nombreux citoyens. Pour autant, j’ai rapidement réalisé à quel point l’Union européenne gagne à être connue et comprise.

L’Europe souffre de beaucoup de préjugés et elle n’est pas toujours facile à comprendre, c’est pourquoi elle est souvent désignée coupable de tous nos problèmes. C’est pourquoi il est important d’en expliquer les fondamentaux, ce qu’elle est et comment elle fonctionne.

J’ai donc fait réaliser un petit livret pour présenter l’Union européenne simplement et en images, sans parti pris politique. De cette manière j’espère aider chacun à mieux comprendre ce qui se cache derrière ce que l’on caricature trop souvent comme un monstre anti-démocratique.

Je vous souhaite une bonne lecture.

 

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Brexit : Le jour d’après

Le Royaume-Uni a voté hier à 51,9% en faveur du Brexit, consacrant son divorce avec l’Union européenne. Indépendamment de ce que l’on peut penser des conséquences de ce referendum, il nous appartient de respecter la volonté du peuple britannique.

Pour autant, ce vote n’était que la toute première étape et paradoxalement, la partie la plus facile. Le processus qui va mener au retrait effectif du Royaume-Uni va être long, compliqué et pose de nombreuses questions en raison de son caractère sans précédent.

Infographie : Les conséquences d’un Brexit

Le mot « Brexit » est sur toutes les lèvres alors que le réferendum britannique sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne se rapproche. Si la décision appartient aux seuls citoyens britanniques et aura le mérite de clarifier définitivement la position du royaume vis-à-vis de l’UE, les conséquences d’un éventuel Brexit seront massives, tant pour l’Union européenne que pour le Royaume-Uni. Même si les nationalistes anglais essayent de donner une interprétation romantique à un départ de l’UE, il serait illusoire de ne pas voir à quel point le Brexit est un pari risqué, surtout pour les britanniques, tant sur le plan économique que politique.

C’est pour cela que j’ai choisi de vous proposer cette infographie afin de visualiser quelques unes des conséquences qu’un Brexit aurait sur le Royaume-Uni. Récession économique, dissolution du royaume, dépendance vis-à-vis de l’UE, autant d’effets pervers qui pèseront sur les britanniques qui auront été séduits par la tentation isolationniste.

Je vous souhaite une bonne lecture.

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Session de mars 2016

Crise des réfugiés

Mercredi 9 mars, j’ai assisté au débat sur la crise des réfugiés, suite au sommet qui s’est tenu entre l’Union européenne et la Turquie. Cette crise, qui menace de se transformer en la plus grosse crise humanitaire qu’a connue l’Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, requiert que des solutions soient trouvées collectivement et que chacun prenne ses responsabilités.

La gravité de la situation ne peut pas laisser la place à la démagogie ou au radicalisme et appelle au contraire au plus grand sérieux.

Une ouverture sans contrôle aux réfugiés mènerait à la fin de l’espace Schengen, l’un des grands acquis européens. Une fermeture hermétique des frontières entre les pays européens aboutirait quant à elle à une catastrophe humanitaire en Grèce. Une solution intermédiaire doit donc être trouvée.

Je reste convaincu que l’Europe doit, et peut, accueillir ceux qui fuient la guerre, maisa le seul moyen d’y parvenir est au travers d’une solution européenne coordonnée, que tous les États européens doivent respecter. L’absence de bonne volonté des États pour réaliser la politique des quotas de réfugiés adoptée fin 2015 est l’une des causes de la situation actuelle. Dans le même temps, la solidarité et le succès d’une politique migratoire refondée sont indissociables d’une fermeté à l’égard de ceux qui n’ont pas vocation à obtenir l’asile et des réseaux de passeurs et de trafiquants qui contribuent à alimenter les flux à destination de l’Europe.

Le chantage, car c’est bien un chantage, auquel s’est prêtée la Turquie, n’a pu avoir lieu qu’en raison des divisions entre les gouvernements européens. Si aucune solution ne pourra être trouvée sans la Turquie, il faut que l’Union soit réellement unie pour trouver une solution juste pour tous. Les gouvernements européens auront une 2ème chance lors du Conseil européen du 17 mars. Il est dans notre intérêt à tous qu’ils se montrent à la hauteur cette fois.

Visite d’un lycée du Mans

J’ai eu le plaisir de recevoir un groupe de lycéens qui venait découvrir le Parlement européen et son fonctionnement. J’ai pu échanger avec eux sur mon expérience comme député européen, les différences entre la politique française et la politique européenne et sur le fonctionnement des institutions européennes.

JOULAUD, Marc (EPP, FR)

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